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Démystifier les croyances sur les risques de la vaccination

Grâce à la vaccination, moins de personnes souffrent de maladies évitables par la vaccination, et les conséquences de ces maladies sont plus rares dans la population. Par conséquent, les avantages de la vaccination paraissent maintenant moins importants que ses risques. La vaccination est donc devenue victime de son succès.

Les risques associés aux vaccins, qu’ils soient réels ou non, inquiètent beaucoup de gens. En fait, plusieurs personnes s’inquiètent plus des risques associés aux vaccins que des risques associés aux maladies que les vaccins permettent d’éviter. Pourtant, les recherches ont prouvé que les risques graves associés aux vaccins sont beaucoup plus rares que ceux qui sont liés aux maladies.

Certains médias et sites Internet contribuent à faire naître ou à entretenir de l’inquiétude dans la population à propos de la vaccination. Voici donc quelques faits prouvés scientifiquement pour vous aider à y voir plus clair au sujet de la vaccination.

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : vidéo sur l'hésitation face à la vaccination.

Faits prouvés scientifiquement sur la vaccination

Les vaccins ne causent pas de maladies graves

Les vaccins sont parmi les outils les plus sécuritaires de la médecine moderne. Les normes de sécurité concernant la vaccination sont très strictes. Les recherches ont d’ailleurs prouvé que les risques graves associés aux vaccins sont beaucoup plus rares que ceux qui sont liés aux maladies contre lesquelles ils protègent.

Les vaccins sont toutefois des cibles faciles pour les personnes qui cherchent à expliquer l’apparition d’une maladie ou d’un problème de santé.

Au Québec, un système de surveillance permet de détecter les réactions graves, rares ou inattendues qui peuvent être associées aux vaccins. Ainsi, lorsque de telles réactions se produisent, les scientifiques en sont informés. Ils doivent alors examiner rigoureusement plusieurs critères.

Ils doivent notamment tenir compte du temps écoulé entre le moment où la personne a reçu le vaccin et le début des symptômes de la maladie qu’elle présente. Le temps écoulé est un élément essentiel, mais ce n’est pas le seul critère à considérer. Par exemple, les jeunes enfants reçoivent leur 3e dose du vaccin DCaT-Polio-Hib, un vaccin contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et les infections graves à HIB, vers l’âge de 6 mois. Il arrive souvent que leurs premières dents apparaissent à peu près au même moment. Même si ces deux événements se produisent en même temps, cela ne signifie pas que le vaccin entraîne la poussée des dents.

Les scientifiques doivent donc aussi analyser d’autres critères pour éviter d’arriver à de fausses conclusions. Ils doivent poursuivre leur analyse en vérifiant si le problème signalé est plus fréquent chez les personnes vaccinées que chez celles qui ne le sont pas. De plus, ils doivent vérifier que leurs conclusions vont dans le même sens que celles d’autres études menées ailleurs dans le monde.

Par exemple, des travaux scientifiques réalisés à l’échelle mondiale sur les risques associés aux vaccins montrent clairement que :

  • le vaccin RRO contre la rougeole, la rubéole et les oreillons ne cause ni l’autisme, ni les maladies inflammatoires de l’intestin;
  • le thimérosal ne cause pas l’autisme;
  • le vaccin contre la coqueluche n’entraîne pas de lésions au cerveau;
  • le vaccin contre l’hépatite B ne cause pas la sclérose en plaques ni de rechutes chez les personnes atteintes de cette maladie. Il ne cause pas non plus le syndrome de fatigue chronique;
  • les vaccins donnés aux enfants n’augmentent pas le risque d’asthme ou d’allergies;
  • les vaccins ne causent pas le syndrome de la mort subite du nourrisson;
  • les vaccins ne causent pas le cancer ni le diabète de type 1;
  • les vaccins contre la grippe ne causent pas la paralysie de Bell (paralysie faciale).

Les vaccins ne causent pas la maladie contre laquelle ils protègent

Les vaccins stimulent le système immunitaire de la personne vaccinée, mais ils ne peuvent pas provoquer la maladie. La majorité des vaccins contiennent une petite quantité de bactéries ou de virus affaiblis ou « morts », ou des portions de ces bactéries ou virus. Un traitement leur a toutefois enlevé tout leur pouvoir de transmettre les maladies.

Pour en savoir plus, consultez l’information sur le fonctionnement de la vaccination.

Les vaccins ne transmettent pas de maladies animales aux humains

Comme les vaccins sont des produits biologiques, il faut parfois utiliser des cellules animales pour les produire. Ce procédé est soumis à une réglementation stricte de façon à ce que les vaccins ne présentent aucun risque pour la santé humaine. Pendant la fabrication, les vaccins sont purifiés et débarrassés de toutes les cellules animales. De plus, chaque lot de vaccins est soumis à des tests pour s’assurer qu’il ne contient aucun agent infectieux.

Les vaccins ne peuvent pas épuiser ou surcharger le système immunitaire

Les scientifiques estiment que le système immunitaire des nourrissons peut réagir à 10 000 microbes différents à la fois. Leur système immunitaire serait aussi capable de reconnaître des centaines de milliers, ou même des millions de microbes différents et d’y réagir sans problème.

De plus, même si les enfants reçoivent plus de vaccins qu’autrefois, ceux-ci contiennent au total beaucoup moins de microbes affaiblis ou de parties de microbes qu’avant. Par exemple, en 1980, les 4 vaccins du calendrier régulier de vaccination contenaient en tout 3 041 microbes affaiblis ou parties de microbes. En 2000, les 11 vaccins du calendrier régulier n’en contiennent plus que 126 au total.

Pour en savoir plus sur la façon dont les vaccins nous protègent en stimulant notre système immunitaire, consultez la section Fonctionnement de la vaccination de la page Vaccination.

Plusieurs vaccins peuvent être donnés sans danger au cours d’une même visite

Le nombre de vaccins qu’une personne peut recevoir en même temps n’est pas limité. L’administration de plusieurs vaccins à la fois, souvent appelés « injections multiples », offre plusieurs avantages. Pour en savoir plus, consultez la section Avantages des injections multiples de la page Vaccination des enfants.

Une saine alimentation, l’allaitement ou l’homéopathie ne peuvent pas remplacer la vaccination

À part la maladie elle-même, seul le vaccin peut stimuler la formation d’anticorps spécifiques contre le virus ou la bactérie responsable de cette maladie.

Une alimentation saine aide à combattre les infections et les maladies, mais ne permet pas de les éviter. Bien s’alimenter contribue seulement au bon fonctionnement des mécanismes généraux de défense de l’organisme.

L’allaitement maternel procure un certain degré de protection contre de nombreuses infections comme le rhume et l’otite. Toutefois, les nourrissons allaités ne sont protégés que partiellement et seulement pour une courte durée contre certaines maladies évitables par la vaccination.

Les herbes médicinales, l’homéopathie et les vitamines ne remplacent pas non plus les vaccins.

Compter sur la protection naturelle offerte par le fait d’attraper une maladie est beaucoup plus risqué que se faire vacciner contre cette maladie

Dans la plupart des cas, le fait d’attraper une infection de façon naturelle protège mieux que le vaccin contre cette infection. Cependant, compter sur cette protection naturelle comporte beaucoup plus de risques que les vaccins et les réactions qu’ils peuvent entraîner. En effet, les maladies évitables par la vaccination s’accompagnent de souffrances et de complications. Elles peuvent aussi entraîner de graves complications et même la mort. Dans tous les cas, les risques graves associés aux vaccins sont beaucoup moins fréquents que ceux qui sont liés aux maladies.

Certaines maladies peuvent être causées par différents types de microbes, aussi appelées « souches ». Lorsqu’on attrape une maladie, on ne contracte qu’une de ses souches à la fois. La protection naturelle ne vaut donc que pour cette souche. Certains vaccins ont l’avantage de protéger contre plusieurs souches d’une maladie.

La varicelle peut causer de graves conséquences

La varicelle peut avoir des conséquences graves. Certaines complications de cette maladie peuvent entraîner la mort. Avant l’implantation du programme de vaccination contre la varicelle, des centaines d’enfants étaient hospitalisés chaque année au Québec à cause des complications de cette maladie.

Les infections de la peau et du sang, l’otite et la pneumonie sont des complications de la varicelle. Cette maladie augmente beaucoup le risque d’attraper une infection grave causée par un streptocoque, y compris la maladie causée par la bactérie mangeuse de chair.

Le thimérosal ne cause pas l’autisme, ni d’autres troubles du développement

Le vaccin contre la grippe contient un agent de conservation, le thimérosal. C’est un dérivé du mercure qui n’est pas dangereux.

Une fois dans l’organisme, le thimérosal se transforme en un produit appelé éthylmercure. La forme de mercure qui peut provoquer des lésions cérébrales et nerveuses graves, si elle est consommée en grande quantité, s’appelle méthylmercure. Contrairement au méthylmercure, l’éthylmercure est éliminé rapidement de l’organisme et risque peu de s’y accumuler.

Les sels d’aluminium contenus dans certains vaccins ne sont pas toxiques

Les vaccins peuvent contenir des sels d’aluminium, mais la quantité d’aluminium est de moins de 1 mg par dose de vaccin. Cette quantité ne cause aucun tort à l’être humain. Lorsqu’une personne prend des antiacides, par exemple, son organisme absorbe de bien plus grandes quantités de sels d’aluminium sans entraîner d’effets secondaires.

Les vaccins demeurent nécessaires au Canada, même si les conditions d’hygiène et de salubrité sont bonnes

L’amélioration des conditions de vie diminue les risques d’infection et de transmission des maladies, mais ne les annule pas.

Dans plusieurs pays où les conditions de vie sont semblables aux nôtres, les maladies évitables par la vaccination reviennent en force lorsque le nombre de personnes vaccinées diminue. Même dans un pays comme le Canada, 1 personne sur 3 000 meurt encore aujourd’hui des suites de la rougeole.

Les maladies infectieuses n’étaient pas déjà en voie de disparaître avant l’arrivée des vaccins

Avant l’arrivée des vaccins, les maladies infectieuses avaient commencé à diminuer grâce à l’amélioration des conditions de vie. Toutefois, elles n’étaient pas en voie de disparaître. C’est grâce aux vaccins que certaines maladies infectieuses sont devenues rares et que d’autres ont disparu. Par exemple, la cause la plus importante des méningites bactériennes chez les enfants est la bactérie Haemophilus influenzae de type b. Au cours des dernières années, cette bactérie a beaucoup diminué dans les pays qui offrent le vaccin contre cette infection. Pourtant, les conditions de vie y sont restées les mêmes. Seule la vaccination peut expliquer cette diminution.

Comment reconnaître une bonne source d'information

Une vidéo complémentaire existe à ce sujet : vidéo sur les informations fiables sur la vaccination.

Plusieurs sources d’information existent sur la vaccination : sites Internet, émissions télévisées, magazines, médias sociaux tels que Facebook, etc.

Toutefois, les sources d’information crédibles sont parfois noyées parmi des sources qui ne s’appuient sur aucune base scientifique reconnue et qui peuvent même contenir de l’information trompeuse.

Il est possible de trouver des informations fiables sur la vaccination. Tout d’abord, vous devez savoir qu’une source d’information fiable :

  • indique clairement sa mission et son but;
  • fournit de l’information récente, fondée sur des données scientifiques sérieuses et approuvées par des organismes et des experts reconnus;
  • indique les groupes ou organismes qui la financent ainsi que leurs coordonnées, s’il y a lieu.

Voici quelques questions à vous poser pour savoir si une source d’information est fiable :

  • Quels sont la mission et le but de la source d’information?
    • A-t-elle pour objectif de renseigner la population?
    • Soutient-elle une cause personnelle ou un groupe particulier?
    • Vend-elle des produits ou des documents?
  • Quelles sont les bases de l’information donnée?
    • S’agit-il d’opinions ou de témoignages personnels?
    • L’information est-elle basée sur des données scientifiques sérieuses et validées par des organismes reconnus dans le domaine?
  • Quelle est la compétence de la source d’information en matière de santé?
    • Est-ce une personne qui possède une formation médicale reconnue?
    • Est-ce un organisme de santé reconnu dans le domaine de la vaccination?
    • La personne fait-elle partie d’associations reconnues de professionnels de la santé publique, de médecins, d’infirmières ou de scientifiques?
      Certains auteurs sont uniquement présentés comme des « spécialistes » éminents, des chercheurs de renommée internationale ou des scientifiques reconnus. S’il n’y a aucune autre précision quant à leur formation ou à leur appartenance à une organisation reconnue, il faut se méfier de l’information.
  • L’information est-elle récente?
    • Fait-on référence à des données récentes?

Vidéos complémentaires

Les vidéos présentent le témoignage d'experts dans le domaine de la vaccination. Les experts se prononcent sur les sujets suivants :

L'hésitation face à la vaccination

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Transcription

[On voit Anna Farrands debout dans un corridor d’hôpital. Elle parle directement à la caméra.]

Texte à l'écran : Anne Farrands, assistante de recherche en pédiatrie, Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CRCHUS).

Anne Farrands : Je suis toujours très heureuse de rencontrer des parents qui sont hésitants et qui se posent des questions sur la vaccination.

Quand je les rencontre, j’essaie de les accueillir au stade où ils en sont dans leur réflexion. Il ne faut pas perdre de vue aussi qu’un parent qui aujourd’hui hésite, ou ne vaccine pas, peut très bien se décider pour la vaccination dans quelques temps.

Si on veut parler des mythes les plus récurrents concernant la vaccination, je dirais que celui que je rencontre le plus souvent c’est l’autisme par rapport à la vaccination du R.R.O. qui est donné à 12 mois. Je leur explique que l’autisme est une maladie génétique qui n’est pas lié avec la vaccination.

J’ai 4 enfants à la maison qui sont vaccinés. Je suis fière que mes enfants soient vaccinés. Pour moi, c’est important, la vaccination. C’est quelque chose qui a apporté beaucoup de bienfaits à la santé publique. Donc, je respecte leur point de vue, mais je ne le partage pas.

 

Les informations fiables sur la vaccination

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Transcription

[On voit Ève Dubé assise dans une bibliothèque. Elle parle directement à la caméra.]

Texte à l'écran : Ève Dubé, PhD, anthropologue et chercheure à l’Institut national de santé publique du Québec.

Ève Dubé : Pour savoir qu’une source d’information sur la vaccination est crédible il faut se poser quatre grandes questions :

  • Qui a produit a produit cette information-là?
    • Est-ce que c’est un chercheur? Un professionnel de la santé? Ou un parent qui cherche simplement à témoigner?
  • Comment en est-il arrivé à ces conclusions-là?
  • Pourquoi il a produit cette information-là?
    • Est-ce que ce sont les résultats d’une étude scientifique? Est-ce que c’est un site qui veut simplement informer les gens?
  • Quand cette information-là a-t-elle été produite?
    • Est-ce que c’est quelque chose qui semble un peu dépassé ou c’est quelque chose de récent?

Par exemple, dans notre fil d’actualité Facebook, on peut voir passer toutes sortes de choses sur la vaccination. Souvent, on va regarder juste le titre et ça peut nous alarmer. Moi, ce que je conseille, c’est d’aller cliquer sur le lien et de regarder d’où provient cette information pour juger de sa crédibilité.

Les sites d’information fiable sur la vaccination sont souvent les sites gouvernementaux. Donc, dans le fond, les sites qui se terminent par « .gouv.qc.ca » ou par « .gc.ca ».

Dernière mise à jour : 30 avril 2015, 09:01

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