Programme de vaccination contre les infections par les virus du papillome humain (VPH)

Description

L’objectif du programme de vaccination contre les infections par les virus du papillome humain (VPH) est de prévenir les cancers causés par les VPH, comme les cancers :

  • du col de l’utérus;
  • du vagin;
  • de la vulve;
  • du pénis;
  • de l’anus;
  • de la bouche et de la gorge.

Le programme vise aussi à prévenir les condylomes causés les VPH.

Les infections par les VPH au Québec

Chez les femmes

Le test de Pap est un prélèvement de cellules du col de l’utérus réalisé lors d’un examen gynécologique. Ce test peut révéler des anomalies liées aux VPH.

Chaque année, environ 53 000 femmes doivent ainsi consulter un spécialiste pour des examens complémentaires après avoir reçu un résultat anormal à un test de Pap.

De plus, chaque année au Québec, près de 300 femmes apprennent qu’elles ont un cancer du col de l’utérus et près du quart d’entre elles en meurent.

Toutefois, le test de Pap n’est pas entièrement fiable. Il ne détecte les anomalies dues aux VPH qu’une fois sur deux. De plus, toutes les femmes ne passent pas nécessairement régulièrement les tests de dépistage recommandés, comme le test de Pap. En réalité, un nombre encore plus important de femmes sont donc touchées par les infections liées aux VPH et par leurs conséquences.

Les examens complémentaires à la suite d’un résultat de test de Pap anormal peuvent être répétitifs, désagréables et stressants. Certains de ces examens, comme la biopsie ou la colposcopie, peuvent aussi être douloureux. D’autres interventions, comme le retrait d’une partie de l’utérus, peuvent avoir des conséquences sur la fertilité de la femme.

Chez les hommes

Tout comme les femmes, les hommes risquent d’avoir une infection à VPH. Cependant, le risque d’être infecté par le même VPH pourrait être plus grand pour les hommes. En effet, les hommes produisent moins d’anticorps que les femmes après une infection à VPH.

Comparativement aux hommes qui ont des relations sexuelles avec des femmes, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes :

  • ont plus de risques d’avoir des condylomes (ils en ont de 2 à 3 fois plus souvent que les hommes hétérosexuels);
  • risquent beaucoup plus d’avoir un cancer causé par les VPH, en particulier un cancer de l’anus.

Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes ne bénéficient habituellement pas de la protection indirecte procurée par la vaccination des femmes. En effet, les femmes vaccinées sont protégées contre les VPH inclus dans le vaccin et ne peuvent les transmettre à leurs partenaires sexuels. C’est ainsi qu’elles les protègent indirectement.

Maladies causées par les VPH 6, 11, 16 et 18 (inclus dans le vaccin) au Québec - Nombre moyen de cas par année, de 2004 à 2007
Maladies causées par
les VPH
Nombre moyen de cas chez les femmes Nombre moyen de cas chez les hommes

Cancers de l’anus, du pénis, de la vulve, du vagin et du col de l’utérus

289
(vulve, vagin, col de l’utérus et anus)

29
(pénis et anus)

Cancers de la bouche et de la gorge

58

172

Condylomes

14 000

14 000

Bénéfices de la vaccination contre les VPH

La vaccination a fait ses preuves dans la réduction, voire l’éradication, de certaines maladies graves. Le vaccin contre les infections par les VPH ne fait pas exception.

  • Le vaccin contre les infections par les VPH prévient notamment les lésions précancéreuses du col de l’utérus ainsi que les verrues génitales, appelées condylomes. Cette capacité de protection du vaccin se confirme dans les pays où la vaccination est implantée depuis plusieurs années, comme en Australie.
  • Chez les hommes qui ne sont pas infectés par un ou des VPH au moment de se faire vacciner, le taux d’efficacité du vaccin :
    • est de 90 % pour prévenir les condylomes;
    • est de 79 % pour prévenir les lésions précancéreuses ou cancéreuses aux organes génitaux, à l’anus ou à la bouche et à la gorge.

Le vaccin est toutefois moins efficace chez les hommes déjà infectés au moment de la vaccination. L’infection à VPH se produit habituellement au cours des premières années d’activité sexuelle. Les hommes devraient donc idéalement se faire vacciner avant d’avoir leurs premières relations sexuelles ou le plus tôt possible après.

  • Des études récentes montrent que le vaccin pourrait même prévenir la réapparition de lésions à l’anus chez les hommes déjà infectés par un des VPH inclus dans le vaccin.

Le vaccin contre les infections par les VPH est sécuritaire et la majorité des symptômes ressentis après la vaccination sont bénins et de courte durée.

Admissibilité

Au Québec, la vaccination contre les infections par les virus du papillome humain (VPH) est recommandée chez les jeunes filles depuis 2008. En effet, le vaccin est reconnu comme un moyen de protection efficace et sécuritaire pour prévenir le cancer du col de l’utérus.

Toutefois, les VPH entraînent plusieurs autres problèmes de santé qui affectent autant les hommes que les femmes. En 2016, le programme de vaccination a donc été étendu pour protéger un plus grand nombre de personnes contre les conséquences des infections à VPH.

Jeunes de la 4e année du primaire

Le vaccin contre les infections par les VPH fait partie du calendrier de vaccination du Programme québécois d’immunisation. Le vaccin est offert gratuitement aux filles, et, depuis le 1er septembre 2016, aux garçons de la 4e année du primaire. La vaccination est offerte en 4e année pour plusieurs raisons :

  • C’est entre 9 et 11 ans, soit à l’âge de la 4e année, que le système immunitaire répond le mieux au vaccin.
  • Le vaccin est plus efficace lorsque la personne qui le reçoit n’est pas déjà infectée. Comme l’infection se produit habituellement au cours des premières années d’activité sexuelle, les jeunes doivent idéalement recevoir le vaccin avant leurs premières relations sexuelles.
  • Un programme de vaccination contre l’hépatite B est déjà offert aux élèves de 4e année. Le fait de donner ces 2 vaccins en même temps évite aux parents de se déplacer plusieurs fois pour faire vacciner leurs enfants.
  • Deux doses du vaccin suffisent pour les jeunes de 4e année du primaire alors que 3 doses sont nécessaires après l’âge de 18 ans.
  • Le vaccin est offert aux filles et aux garçons afin d’offrir, de façon équitable, une protection directe à l’ensemble des jeunes.

Autres clientèles

Le Programme québécois d’immunisation permet également aux personnes suivantes de se faire vacciner gratuitement contre les infections par les VPH :

  • les filles de 9 à 17 ans;
  • les personnes de 26 ans ou moins :
  • depuis le 1er janvier 2016, les hommes de 26 ans ou moins qui ont ou qui prévoient avoir des relations sexuelles avec des hommes.

Coût

Le vaccin contre les infections par les VPH (Gardasil ou Gardasil 9) est offert gratuitement aux personnes admissibles.

Les autres personnes doivent payer pour recevoir le vaccin. Comme les frais peuvent varier, vous pouvez communiquer avec le lieu de vaccination de votre choix (CLSC, clinique ou pharmacie) pour en connaître le coût.

Il n'est pas possible de se faire rembourser dans le cadre du programme de vaccination contre les infections par les VPH.

Démarche

La démarche à suivre pour se faire vacciner varie d’une région à l’autre.

Pour savoir comment procéder et où aller pour vous faire vacciner, contactez votre CLSC ou votre médecin. Pour connaître leurs coordonnées, consultez la section Trouver une ressource. Vous pouvez aussi appeler Info-Santé 811 pour connaître le lieu de vaccination le plus près de chez vous.

Les élèves de la 4e année peuvent recevoir le vaccin à l’école, par l’infirmière du CLSC. Les parents n’ont ainsi aucune démarche à faire et l’école leur fournit toute l’information nécessaire.

Dernière mise à jour : 16 septembre 2016, 15:30

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