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Dépistage du cancer colorectal

Le cancer colorectal se développe généralement très lentement. Une personne peut avoir ce cancer pendant des années avant d’avoir des symptômes.

Le dépistage vise à détecter et à traiter le cancer colorectal avant l’apparition de signes et de symptômes. À ce moment, le cancer est à un stade peu avancé et les possibilités de guérison sont meilleures.

Personnes visées

Le dépistage s’adresse surtout aux personnes de 50 ans à 74 ans, puisque le risque de cancer colorectal augmente à partir de 50 ans.  

Le dépistage pourrait commencer avant 50 ans pour les personnes qui ont un risque de cancer colorectal plus élevé.

Vous trouverez l’information sur le risque de cancer colorectal dans la page Cancer colorectal.

Méthode de dépistage

Personnes à risque moyen

Au Québec, le dépistage du cancer colorectal chez les personnes à risque moyen sans symptômes se fait à l’aide du test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles (RSOSi). Ce test permet de détecter la présence de sang dans les selles, qui peut être signe d’un cancer.

Lorsque le résultat du test de RSOSi indique la présence de sang dans les selles, le médecin recommande un autre examen pour établir le diagnostic, la coloscopie longue. Cet examen permet de visualiser l’intérieur de l’intestin pour vérifier s’il y a ou non un cancer.

Personnes à risque plus élevé

Dans le cas des personnes qui ont un risque plus élevé, le médecin détermine la méthode de dépistage en fonction de la situation particulière de chaque personne.

Si vous êtes dans cette situation, discutez avec votre médecin des recommandations qui s’appliquent pour vous.

Avantages et limites du dépistage par RSOSi

Vous pouvez décider ou non de passer un test de dépistage du cancer colorectal. C’est un choix personnel, qui vous appartient. Si vous avez des questions ou des préoccupations à ce sujet, discutez-en avec votre médecin.

Avantages

Le dépistage diminue le risque de mourir d’un cancer colorectal. Sur 1 000 personnes qui passent un test de dépistage, 5 décès sont évités.

Le cancer colorectal se développe généralement très lentement. Passer le test de RSOSi tous les 2 ans augmente donc les chances que le cancer soit découvert et traité à un stade peu avancé. Les traitements nécessaires pourraient aussi être moins agressifs.

De plus, lorsqu’une coloscopie longue est nécessaire, le médecin peut voir s’il y a des polypes sur les parois internes du gros intestin. Les polypes sont de petites masses de chair qui peuvent se transformer en cancer colorectal. Le médecin peut ainsi les enlever avant qu’ils deviennent cancéreux.

Limites

Malgré tous ses avantages, le dépistage à l’aide du test de RSOSi n’est pas parfait.

  • Dans certains cas, le test peut détecter du sang dans les selles alors qu’il n’y a ni cancer ni polype.

    Cette situation est rare. Sur 1 000 personnes qui passent le test, environ 15 personnes reçoivent un tel résultat. Ces quelques personnes passent donc ensuite une coloscopie longue qui n’est pas nécessaire et peuvent parfois se faire enlever des polypes inutilement.

    De plus, la coloscopie longue peut entraîner certaines complications. Pour en savoir plus, consultez la page Coloscopie longue.
     
  • Au contraire, des personnes qui ont un cancer colorectal peuvent recevoir un résultat de test normal.

    Cette situation se produit pour environ 20% des personnes qui ont un cancer colorectal. Leur cancer est passé inaperçu. En effet, aucun examen de dépistage, même la coloscopie longue, ne permet de garantir qu’un cancer sera détecté. C’est pourquoi il est recommandé de répéter le test de RSOSi tous les 2 ans, car cela augmente les possibilités que le cancer soit détecté.

Par ailleurs, même si le dépistage augmente les chances qu’une personne puisse guérir du cancer colorectal, sa guérison n’est pas garantie non plus. Chaque année, un certain nombre de personnes décèdent du cancer colorectal même si elles ont passé un test de dépistage.

Quelques chiffres

Sur 1 000 personnes qui passent le test de RSOSi, 36 recevront un résultat de test anormal et passeront ensuite une coloscopie longue. Sur ces 36 personnes :

  • 4 auront un cancer colorectal;
  • 17 se feront enlever un ou plusieurs polypes;
  • 15 n’auront ni cancer ni polypes.

Dernière mise à jour : 11 juin 2014, 09:59

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