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Virus du papillome humain (VPH)

Description

La famille des virus du papillome humain (VPH) comprend plusieurs types de virus. Certains types de VPH se transmettent sexuellement. Il est possible d’attraper plus d’un type de VPH au cours de sa vie.

Symptômes

Très souvent, les personnes infectées n’ont pas de symptômes. Une personne peut être infectée sans le savoir.

Les symptômes pour les VPH responsables des condylomes (verrues génitales) sont :

  • petites bosses (semblables à des verrues) sur les organes génitaux (pénis, vulve, vagin, anus) et parfois dans la bouche;
  • irritation et démangeaisons.

Ces symptômes disparaissent généralement sans traitement après 18 mois.

Il n’y a généralement pas de symptômes pour les VPH responsables du cancer. Les lésions du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis et de l’anus sont détectables seulement par un médecin.

Consulter un professionnel de la santé

Si vous avez des symptômes, consultez un professionnel de la santé ou communiquez avec Info-Santé 8-1-1.

Pour vérifier si vous avez des condylomes, le médecin ou l’infirmière fera un examen gynécologique ou, dans certains cas, un prélèvement au niveau des lésions.

Pour vérifier si vous avez des lésions du col de l’utérus, le médecin ou l’infirmière fera un examen gynécologique et un test de Pap. Des tests supplémentaires peuvent être nécessaires.

Traitements

Il n’existe aucun traitement pour guérir les VPH. Dans la majorité des cas, les condylomes et les lésions disparaissent sans traitement après 18 mois. La disparition des condylomes et des lésions ne signifie pas que l’infection est disparue.

VPH responsables des condylomes

Le traitement au laser ou à l’azote liquide permet d’éliminer les condylomes.

VPH responsables du cancer

Si elles ne disparaissent pas sans traitement après 18 mois, des traitements permettent d’éviter l’évolution des lésions précancéreuses vers le cancer.

Complications

L’infection au VPH non traitée peut avoir des conséquences sur la santé, variant selon les types de VPH.

VPH responsables des condylomes

  • complications anales avec troubles défécatoires (difficulté à évacuer les selles);
  • obstruction des voies génitales chez les femmes enceintes;
  • lésions à la bouche et à la gorge;
  • risque de complications graves chez le nouveau-né.

VPH responsables du cancer

  • lésions précancéreuses ou cancer du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis, du rectum, de l’anus ou de la gorge.

Le VPH augmente le risque d’attraper ou de transmettre le VIH.

Transmission

Une personne infectée peut transmettre le VPH même si elle n’a pas de symptômes.

Par contact sexuel :

  • au cours d’une relation sexuelle avec ou sans pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus;
  • au cours d’un contact intime (peau à peau) avec une personne infectée;
  • au cours d’une relation orale-génitale (bouche-pénis, bouche-vulve, bouche-anus);
  • lors du partage de jouet sexuel.

De la mère infectée à son bébé pendant l’accouchement, ce qui est rare.

Protection et prévention

Vaccination

La vaccination est efficace contre certains types de VPH. Toutefois, elle ne protège pas contre tous les VPH, ni contre les autres infections transmissibles sexuellement.

Démarche pour se faire vacciner

Le vaccin est offert gratuitement à toutes les filles en 4e année du primaire.

Les personnes suivantes peuvent également se faire vacciner gratuitement dans le cadre du Programme québécois d’immunisation :

  • les filles âgées de 9 à 17 ans;
  • les hommes et femmes de 18 à 26 ans dont le système immunitaire est affaibli ou qui sont infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Pour savoir comment procéder pour vous faire vacciner, consultez la page du Programme québécois d’immunisation.

Protection sexuelle

Le condom diminue le risque d’attraper les VPH lorsqu’il est utilisé :

  • à chaque relation sexuelle;
  • pour les relations sexuelles orales (bouche-pénis), vaginales et anales;
  • avant tout contact des organes génitaux d’une personne (pénis, vulve, vagin, anus) avec les organes génitaux du partenaire;
  • pour toute la durée de la relation sexuelle.

La digue dentaire diminue le risque de transmission lors de relations orales (bouche-vulve et bouche-anus). La digue dentaire est un carré de latex qui couvre la vulve ou l’anus pour éviter le contact direct avec la bouche.

Même si un condom ou une digue dentaire est utilisé, la transmission demeure possible pour les zones infectées comme les cuisses, les fesses, les testicules, etc. Autrement dit, les zones qui ne sont pas couvertes par le condom.

Aviser ses partenaires

Les personnes infectées doivent dire à leurs partenaires qu’elles ont le VPH et qu’elles peuvent le transmettre même si elles n’ont pas de symptômes.

Dépistage

Chez les femmes actives sexuellement, il est important de se soumettre régulièrement à une cytologie (test de Pap) afin de dépister précocement les lésions pouvant évoluer vers un cancer du col de l’utérus. Pour plus d’information, consultez un professionnel de la santé ou communiquez avec Info-Santé 8-1-1.

Dernière mise à jour : 02 août 2012, 13:24

L'information contenue sur le site ne remplace en aucun cas l'avis d'un professionnel de la santé. Si vous avez des questions concernant votre état de santé, appelez Info-Santé 8-1-1 ou consultez un professionnel de la santé.

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