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Vaccination

Description

La vaccination est le meilleur moyen de se protéger et de protéger les autres contre les maladies évitables par la vaccination.

Les vaccins nous protègent de maladies qui peuvent avoir de graves conséquences et même causer la mort. Certaines de ces maladies ne possèdent pas de traitement médical. En nous faisant vacciner, nous évitons aussi de transmettre des maladies contagieuses.

Au Québec, la vaccination n’est pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée. Le Programme québécois d’immunisation offre des vaccins gratuitement à toute la population du Québec selon un certain calendrier de vaccination. La très grande majorité des personnes acceptent de se faire vacciner.

Pourquoi se faire vacciner

Pour se protéger et éviter les risques et complications liés aux maladies

Les maladies évitables par la vaccination s’accompagnent de souffrances, de complications, de séquelles et peuvent même entraîner la mort. Même si le fait d’attraper naturellement une maladie peut apporter une aussi bonne protection que la vaccination, les risques sur la santé sont beaucoup trop importants.

Par exemple, une maladie grave comme l’infection à méningocoque, qui est responsable de la méningite, peut causer des dommages permanents au cerveau et entraîner la mort dans 10 à 15 % des cas.

Une maladie fréquente comme la varicelle, sans danger la plupart du temps, peut entraîner des complications telles que des infections cutanées, une otite et une pneumonie. Dans les 6 ans suivant l’implantation du programme de vaccination contre la varicelle au Québec en 2006, les hospitalisations à cause des complications de cette maladie ont diminué de 85 %.

Une maladie contagieuse comme la rougeole se transmet très facilement d’une personne à l’autre. Elle peut être grave ou même fatale pour certaines personnes qui ont plus de risques de présenter des complications, par exemple les très jeunes enfants, les personnes ayant un système immunitaire affaibli ou les femmes enceintes. Pour éviter la propagation de cette maladie, au moins 95 % de la population doit être vaccinée.

En comparaison, les risques graves associés aux vaccins sont beaucoup plus rares que ceux qui sont liés aux maladies. Par exemple, le risque de faire une encéphalite, c'est-à-dire une inflammation du cerveau, après avoir reçu le vaccin contre la rougeole est plus petit que 1 cas sur 1 million. Lorsqu’une personne attrape la rougeole, ce risque augmente à 1 cas sur 1000.

Pour protéger les personnes de notre entourage

Certaines personnes ne peuvent pas recevoir de vaccins, pour l’une ou l’autre des raisons suivantes :

  • allergies au contenu des vaccins;
  • leur âge;
  • leur condition médicale, par exemple un système immunitaire affaibli.

Il arrive également que certaines personnes ne produisent pas assez d’anticorps pour éviter la maladie suivant la vaccination. Il y aura donc toujours des personnes non protégées contre une maladie. C’est pourquoi il est important que le plus grand nombre de personnes possible soient vaccinées afin de prévenir la transmission des maladies et protéger l’ensemble de la population. 

Les personnes vaccinées contre une maladie protègent celles qui ne le sont pas en évitant d’attraper la maladie et, par le fait même, de la leur transmettre.

Pour empêcher la réapparition des maladies infectieuses

S’il n’y avait plus de vaccination, les maladies infectieuses réapparaîtraient rapidement et se répandraient. C’est ce que démontre l’expérience de plusieurs pays. Par exemple, aux États-Unis et au Canada, des éclosions de rougeole sont survenues en 2015 parce que des gens n’étaient pas vaccinés.

Même si certaines maladies infectieuses sont devenues rares au Québec, les maladies évitables par la vaccination sont toujours présentes chez nous. Le tétanos, notamment, continuera toujours d’exister parce qu’il est causé par une bactérie vivant dans le sol.

De plus, ces maladies sont très fréquentes dans plusieurs pays. Elles peuvent être attrapées au cours d’un voyage et être ramenées ici par des personnes en provenance de ces pays. Il est donc important de continuer à se protéger contre les maladies évitables par la vaccination.

Fonctionnement de la vaccination

Dès la naissance, le corps humain se défend à tous les jours contre des milliers de microbes présents dans l’eau, dans l’air, dans les aliments et sur les objets. À travers ses années d’évolution, le corps humain s’est développé un système de défense appelé le système immunitaire pour arriver à se protéger contre ces microbes. Le système immunitaire protège ainsi l’organisme contre les infections. Il a pour mission de détecter les intrus, c’est-à-dire les microbes, et de les éliminer.

Composition des vaccins

Les vaccins sont créés à partir de faibles quantités de microbes dont la capacité de transmettre la maladie a été enlevée, mais qui sont toujours capables de faire réagir le système immunitaire pour qu’il apprenne à se défendre contre eux. Il peut s’agir :

  • de virus ou bactéries entiers morts ou affaiblis;
  • d’une partie de ces virus ou bactéries morts ou affaiblis.

Les vaccins actuellement distribués au Canada contiennent également plusieurs composants différents. Il peut s’agir par exemple de :

  • milieux de culture qui sont utilisés pour multiplier les virus et bactéries qui serviront à la fabrication des vaccins, par exemple les œufs de poule;
  • liquide de suspension, par exemple un liquide salé ou de l’eau stérile qui servira à contenir tous les composants du vaccin sous forme liquide;
  • substances inactives qui facilitent la préparation et l’administration des vaccins, par exemple :
    • les agents de conservation ou les antibiotiques, qui servent à éviter la multiplication rapide des bactéries dans le vaccin;
    • les agents de stabilisation, qui servent à prévenir la dégradation des virus ou des bactéries tout au long de la fabrication. Ils empêchent aussi les virus ou les bactéries de coller aux parois des fioles de verre, ce qui les rendrait moins efficaces;
    • les adjuvants, qui sont utilisés pour renforcer l’efficacité des vaccins et assurer une protection plus durable.

Façons d’administrer les vaccins

Il existe différentes façons d’administrer un vaccin à une personne. Ces façons varient selon le vaccin offert.

  • Vaccin injectable, qui est introduit dans l’organisme par une piqûre faite à l’aide d’une seringue;
  • Vaccin intranasal, qui est introduit dans l’organisme par vaporisation dans le nez, un jet dans chaque narine;
  • Vaccin oral, qui doit être bu ou avalé.

Réaction du système immunitaire au vaccin

Lorsqu’ils pénètrent dans l’organisme, les microbes affaiblis ou les parties de microbes contenus dans le vaccin provoquent une réaction du système immunitaire.

Comme c’est la première fois que le système immunitaire rencontre ces microbes, il produit des anticorps, c’est-à-dire un type de protéine, spécifiques pour les combattre.

Une fois créés, ces anticorps demeurent dans l’organisme pour une durée qui varie selon le vaccin. Certains vaccins protègent pour toute la vie ou presque, par exemple le vaccin contre l’hépatite B. D’autres vaccins protègent pour une période plus courte, par exemple le vaccin contre la grippe.

Lorsque ces mêmes microbes se présentent une nouvelle fois dans l’organisme, les anticorps sont alors capables de les reconnaître rapidement, car les anticorps se « souviennent » des tactiques à utiliser pour lutter contre eux. En d’autres mots, c’est un peu comme si l’organisme faisait un portrait-robot du virus ou de la bactérie afin de le reconnaître et d’intervenir rapidement la prochaine fois. Si le virus ou la bactérie qui cause réellement la maladie entre dans le corps après la vaccination, le système immunitaire saura se défendre rapidement et pourra anéantir la menace avant qu’elle ne devienne dangereuse.

Réaction inflammatoire

La réaction inflammatoire suivant la vaccination se manifeste souvent par de la douleur, une rougeur ou une sensation de chaleur à l’endroit où le vaccin a été injecté.

Cette réaction n’est pas une maladie ni une anomalie. Il s’agit au contraire d’un mécanisme de défense. Un peu comme le ferait une armée en rapatriant ses troupes sur un lieu de combat, la réaction inflammatoire consiste à isoler et à protéger l’endroit du corps menacé par les virus ou les bactéries en amenant le plus de sang possible dans cette zone. En travaillant ensemble, les différentes cellules présentes dans le sang combattront la possible infection.

Cette réaction inflammatoire force également les cellules voisines de la zone menacée à se gonfler d’eau pour créer une véritable barrière de protection. C’est pourquoi on retrouve souvent de l’enflure à l’endroit où le vaccin a été administré.

Efficacité de la vaccination

Comme tout autre médicament, aucun vaccin n’est efficace à 100 %.

L’efficacité du vaccin dépend :

  • de l’âge de la personne vaccinée;
  • de la condition ou de l’état de santé de la personne vaccinée (ex. : état de son système immunitaire, grossesse);
  • du degré de parenté entre les souches de virus qui circulent et celles que contient le vaccin. 

Cependant, la vaccination demeure l’un des plus grands succès de la médecine. De toutes les interventions dans le domaine de la santé, elle est l’une des plus efficaces. L’Organisation mondiale de la santé estime que la vaccination permet d’éviter plus de 2 millions de décès dans le monde chaque année. Au Canada, la vaccination a eu un impact important sur la diminution du nombre de personnes malades depuis l’introduction des programmes de vaccination en 1920.

Grâce à la vaccination, la variole a été éliminée de la planète. La poliomyélite a disparu du Canada et plusieurs maladies, comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole, y sont maintenant très rares. La cause la plus importante des méningites bactériennes chez les enfants, Haemophilus influenzae de type b, a également connu une importante diminution. De plus, chez les jeunes vaccinés, l’hépatite B a pratiquement disparu.

Sécurité de la vaccination

Les vaccins sont très sécuritaires. Ils sont fabriqués selon des normes de sécurité très sévères. Cependant, comme beaucoup de médicaments, les vaccins peuvent parfois provoquer des effets secondaires.

Les effets secondaires des vaccins sont le plus souvent mineurs, par exemple une fièvre légère ou une sensibilité à l’endroit où le vaccin a été injecté. Ces effets sont temporaires et constituent des réactions normales de l’organisme au vaccin.

Dans de très rares cas, des effets comme des réactions allergiques graves peuvent survenir après la vaccination, comme après la consommation d’un nouvel aliment pour lequel une personne serait allergique. La personne qui administre le vaccin peut traiter sur place cette réaction allergique. C’est pourquoi il est recommandé de demeurer sur place au moins 15 minutes après avoir reçu un vaccin.

Programmes de surveillance et recherche

Les effets secondaires des vaccins font constamment l’objet d'une surveillance au Québec et partout dans le monde. Celle-ci permet de détecter les effets inattendus, graves ou rares et d’intervenir au besoin. Ainsi, les médecins et les infirmières doivent déclarer aux autorités de santé publique les effets inhabituels survenant après la vaccination. L’un des programmes de surveillance est le programme québécois de surveillance des « effets secondaires possiblement reliés à l’immunisation » (ESPRI). Ce programme québécois est en lien avec le programme canadien de l’Agence de la santé publique du Canada et avec le programme international de l’Organisation mondiale de la santé.

Les vaccins continuent de s’améliorer grâce à la recherche. Par exemple, le vaccin contre la coqueluche qui était utilisé dans les années 1950 a été remplacé par un vaccin qui cause beaucoup moins d’effets secondaires.

De nombreuses croyances circulent concernant les présumés risques de la vaccination. Pour y voir plus clair, consultez la page Démystifier les croyances sur les risques de la vaccination.

Liste des vaccins disponibles

Plusieurs vaccins sont disponibles au Québec :

Liste des vaccins offerts dans le calendrier de vaccination

Le calendrier régulier de vaccination du Québec comprend plusieurs vaccins offerts gratuitement dans le cadre du Programme québécois d'immunisation. Ils sont recommandés pour tous :

Liste des vaccins pour les voyageurs

Avant de partir en voyage, assurez-vous de recevoir tous les vaccins requis en fonction des endroits visités. Les vaccins les plus souvent administrés aux voyageurs sont :

Liste complète des vaccins disponibles

Démarche pour se faire vacciner

Consultez votre CLSC ou votre médecin pour savoir comment procéder et où vous faire vacciner.  N’oubliez pas d’apporter votre carnet de vaccination lors de votre rendez-vous. Le carnet de vaccination est généralement donné à la naissance ou lors du premier rendez-vous de vaccination.

Assurez-vous que votre vaccination est toujours à jour. Si vous partez en voyage, vous pouvez également consulter une clinique de vaccination spécialisée en santé voyage. Pour obtenir les coordonnées des cliniques de santé voyage, contactez votre CLSC ou la direction de la santé publique de votre région. Vous pouvez aussi consulter la page Santé en voyage du site Web de Santé Canada Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Pour trouver les coordonnées de votre CLSC ou de votre clinique médicale, consultez la section Trouver une ressource.

Dernière mise à jour : 09 avril 2015, 09:48

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