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Vaccin contre les infections par les virus du papillome humain (VPH)

Description

La vaccination est le meilleur moyen de protection contre les infections par les VPH et leurs complications.

La personne qui reçoit le vaccin Cervarix ou Gardasil se protège contre les infections causées par les VPH 16 et 18 ainsi que leurs complications. Ces 2 types de VPH sont la cause principale des cancers de l’anus, du pénis, de la vulve, du vagin, du col de l’utérus, ainsi que du cancer de la bouche et de la gorge.

Le vaccin Gardasil protège aussi contre les infections par les VPH 6 et 11, qui causent les verrues anales et génitales, c’est-à-dire les condylomes. Les condylomes sont les infections transmissibles sexuellement les plus fréquentes au Canada. Souvent, lorsqu’une personne est infectée par un VPH, elle ne le sait pas parce que l’infection passe inaperçue.

Objectif du programme de vaccination contre les VPH

L’objectif du programme de vaccination contre les VPH est de prévenir les cancers causés par les VPH, comme le cancer du col de l’utérus, le cancer du vagin, le cancer de la vulve, le cancer du pénis, le cancer de l’anus et le cancer de l’oropharynx (partie supérieure de la gorge située derrière la cavité buccale et la partie arrière de la langue, le palais mou et les amygdales). Le programme vise aussi à prévenir les autres maladies associées aux VPH (condylomes).

Impact des infections par les VPH

Chaque année au Québec, environ 281 femmes apprennent qu’elles ont un cancer du col de l’utérus et 69 en meurent. Dans les faits, un nombre plus important de femmes sont touchées.

Environ 53 000 femmes devront chaque année consulter un spécialiste pour des examens complémentaires à la suite d’un test de Pap (prélèvement de cellules du col de l’utérus, réalisé lors d’un examen gynécologique) où l’on a découvert des anomalies liées aux VPH. Ces examens cliniques peuvent être répétitifs, désagréables et stressants. Certains examens, comme la biopsie ou la colposcopie peuvent aussi être douloureux. D’autres interventions, comme le retrait d’une partie de l’utérus, peuvent aussi avoir un impact sur la fertilité de la femme.

Tout comme les femmes, les hommes sont également à risque d’être infectés par les VPH. Cependant, le risque d’être infectés par le même VPH pourrait être plus grand pour les hommes. En effet, après avoir attrapé un ou des VPH, les hommes développent moins d’anticorps que les femmes.

Contrairement aux hommes hétérosexuels, les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes courent plus de risque d’avoir des condylomes ou un cancer causé par les VPH, en particulier un cancer de l’anus. Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes ne sont habituellement pas protégés indirectement par la vaccination des filles. De plus, les relations sexuelles entre hommes augmentent de beaucoup le risque d’avoir un cancer de l’anus. Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes ont, de 2 à 3 fois plus souvent, des condylomes que les hommes hétérosexuels du même âge. 

Nombre moyen de cas par année des maladies causées par les VPH 6, 11, 16 et 18 (inclus dans le vaccin) au Québec entre 2004 et 2007

Maladies causées par
les VPH

Nombre moyen de cas chez les femmes

Nombre moyen de cas chez les hommes

Cancers de l’anus, du pénis, de la vulve, du vagin et du col de l’utérus

289
(vulve, vagin, col de l’utérus et anus)

29
(pénis et anus)

Cancers de la bouche et de la gorge

58

172

Condylomes

14 000

14 000

Bénéfices de la vaccination contre les VPH

La vaccination a fait ses preuves dans la réduction, voire l’éradication, de certaines maladies graves. Le cas du vaccin contre les infections par les VPH n’y fait pas exception.

Le vaccin contre les VPH prévient notamment les lésions précancéreuses du col de l’utérus ainsi que les verrues génitales, appelées condylomes. En plus des études cliniques parues sur l’efficacité des vaccins, cette protection se confirme dans les pays où la vaccination est implantée depuis plusieurs années, comme en Australie.

Chez les hommes qui ne sont pas infectés au moment de se faire vacciner, le vaccin est efficace à 90% pour prévenir les condylomes et à 79 % pour prévenir les lésions précancéreuses ou cancéreuses aux organes génitaux, à l’anus et à la bouche et à la gorge. Par contre, l’efficacité du vaccin  est moindre chez les hommes déjà infectés au moment de la vaccination. C’est pourquoi il est préférable de se faire vacciner avant les premières relations sexuelles ou le plus tôt possible après le début des relations sexuelles.

Les données d’études récentes indiquent que le vaccin pourrait même être efficace pour prévenir la réapparition de lésions au niveau de l’anus chez les hommes déjà infectés par un des VPH inclus dans le vaccin.

Au Québec, depuis 2008 la vaccination contre les VPH est recommandée chez les jeunes filles, puisqu’elle constitue un moyen de protection reconnu efficace et sécuritaire pour prévenir le cancer du col de l’utérus.

Toutefois, ces virus engendrent plusieurs autres problèmes de santé qui affectent autant les hommes que les femmes. Le programme est ainsi élargi à d’autres types de clientèles, et ce, afin de pouvoir étendre la protection contre les conséquences de ces infections à un plus grand nombre de personnes. Les hommes âgés de 26 ans ou moins qui ont des relations sexuelles avec des hommes pourront être vaccinés gratuitement depuis le 1er janvier 2016, ainsi que tous les garçons de 4e année du primaire, à compter du 1er septembre 2016.

Admissibilité

Jeunes de la 4e année du primaire

Le programme de vaccination contre les VPH au Québec est actuellement offert aux filles en 4e année du primaire pour les raisons suivantes :

  • C’est à l’âge de la 4e année, soit entre 9 et 11 ans, que le système immunitaire répond le mieux au vaccin.
  • Le vaccin est plus efficace lorsque la personne n’est pas déjà infectée. Comme l’infection se produit habituellement dans les premières années d’activités sexuelles, il est préférable que les jeunes soient vaccinés avant leurs premières relations sexuelles.
  • Il existe déjà, en 4e année, un programme de vaccination qui protège contre une autre infection, soit l’hépatite B. Cela permet d’éviter des déplacements répétitifs aux parents pour faire vacciner leurs enfants.
  • En 4e année du primaire, 2 doses du vaccin suffisent. Après l’âge de 14 ans, 3 doses sont nécessaires.

À compter du 1er septembre 2016, le vaccin sera également offert à tous les garçons en 4e année du primaire afin d’offrir, de façon équitable, une protection directe à l’ensemble des jeunes, filles ou garçons.

Autres clientèles

Les personnes suivantes peuvent également se faire vacciner gratuitement dans le cadre du Programme québécois d’immunisation :

  • les filles âgées de 9 à 17 ans;
  • les personnes âgées de 26 ans ou moins :
    • dont le système immunitaire est affaibli,
    • qui sont infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH);
  • depuis le 1er janvier 2016, les hommes âgés de 26 ans ou moins qui ont, ou qui prévoient avoir, des relations sexuelles avec des hommes. 

Nombre de doses nécessaires

Selon l’âge, deux ou trois doses du vaccin, sur une période de six mois, sont nécessaires pour avoir la meilleure protection possible. Idéalement, la vaccination devrait être faite avant le début des activités sexuelles. Le vaccin est indiqué même pour la personne qui a déjà fait une infection par un VPH. Les femmes vaccinées doivent continuer de suivre les recommandations pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.

Durée de la protection

La protection du vaccin dure plusieurs années.

Si nécessaire, une dose de rappel sera donnée plus tard afin que la protection soit maintenue.

Des études se poursuivent partout dans le monde pour évaluer la protection à long terme.

Symptômes

Des symptômes peuvent être causés par le vaccin, par exemple une rougeur à l’endroit où l’injection a été faite. D’autres problèmes peuvent arriver par hasard et n’ont aucun lien avec le vaccin, par exemple un rhume, une gastro ou un mal de tête.

Le vaccin contre les infections par les VPH est sécuritaire. La majorité des réactions sont bénignes et de courte durée.

Nature et fréquence des réactions connues causées par ce vaccin

Fréquence Réactions connues causées par ce vaccin

Dans la majorité des cas
(plus de 50 % des gens)

  • Douleur à l'endroit où l'injection a été faite

Très souvent
(moins de 50 % des gens)

  • Rougeur ou gonflement à l'endroit où l'injection a été faite

Souvent
(moins de 10 % des gens)

  • Démangeaisons à l'endroit où l'injection a été faite, fièvre, malaises, douleur aux jointures

À ce jour, plus de 175 millions de doses de vaccin contre les VPH ont été administrées dans le monde.

Les données actuelles ne montrent aucun problème grave ou inattendu lié à ce vaccin. Aucun lien n’a été établi entre le vaccin contre les VPH et certaines maladies graves ou le décès.

Comme pour tous les programmes de vaccination, la surveillance des effets secondaires se fait par le biais du Programme de surveillance passive des effets secondaires possiblement reliés à l’immunisation (ESPRI) du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Quoi faire après la vaccination

Conseils à suivre dans les minutes suivant la vaccination

Attendez 15 minutes avant de quitter l’endroit où vous avez reçu le vaccin. Si une réaction allergique grave survient, les symptômes apparaîtront quelques minutes après la vaccination.

Si vous ressentez des symptômes, informez-en immédiatement la personne qui vous a donné le vaccin. Elle pourra vous traiter sur place.

Conseils à suivre à la maison

Si vous avez une rougeur, une douleur ou un gonflement à l’endroit où l’injection a été faite, appliquez une compresse humide froide à cet endroit.

Utilisez un médicament contre la fièvre ou les malaises au besoin.

Quand consulter

Consultez un médecin si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

  • Vous ressentez des symptômes graves ou inhabituels.
  • Vos symptômes s’aggravent au lieu de s’améliorer.
  • Vos symptômes durent depuis plus de 48 heures.

Dernière mise à jour : 31 mars 2016, 14:17

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