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Virus Zika

Contexte

Depuis les années 1950, le virus Zika a été détecté de manière occasionnelle en Afrique et en Asie. Il a causé une épidémie en 2007 dans le sud-ouest de l’Océan Pacifique. En 2015, ce virus est apparu en Amérique du Sud et en Amérique centrale où des cas ont été déclarés localement.

Pour connaître les pays touchés par le virus Zika, consultez le site Web de l'Organisation mondiale de la Santé Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Description

Le virus Zika est un virus qui est principalement transmis par la piqûre d’un moustique infecté. Le moustique  qui transmet ce virus est très répandu dans le monde, mais il n’est pas présent au Canada, ni au Québec. Les conditions climatiques actuelles, au Québec,  ne sont pas propices à son développement.

La période d'incubation du virus Zika est de 3 à 12 jours. La majorité des personnes infectées par ce virus (75-80 %) ne développe pas de symptômes. Lorsqu’il cause des symptômes, ils sont généralement bénins et sont principalement :

  • de la fièvre modérée;
  • des douleurs musculaires ou articulaires;
  • des yeux rouges;
  • une conjonctivite;
  • des rougeurs sur la peau;
  • des symptômes systémiques tels de la faiblesse physique, un manque d'énergie et des maux de tête.

Les symptômes durent de 2 à 7 jours. Il n’existe aucun vaccin ou traitement contre l'infection au virus Zika. La majorité  des personnes infectées guérissent sans traitement. Les taux d'hospitalisation sont faibles.

Dans de rares cas, des complications neurologiques ont été notées chez des personnes infectées. Des malformations de la tête et du développement du cerveau ont été observées chez des fœtus et des nouveau-nés de femmes infectées par le virus pendant leur grossesse, particulièrement en début de grossesse. Selon les données disponibles, il y a consensus des experts sur le fait que l’infection par le virus Zika soit la cause de malformations fœtales et du syndrome de Guillain Barrée (complication neurologique) observés chez certains cas.

Transmission

Récemment, la transmission sexuelle de l’homme vers la femme a aussi été documentée. La présence du virus Zika a été identifiée dans le sperme, et ce, jusqu’à plusieurs semaines suivant la maladie. La fréquence et la durée réelles de l'élimination du virus dans les sécrétions génitales  demeurent inconnues.

La transmission materno-fœtale de ce virus a aussi été décrite pendant la grossesse.

Le virus Zika  peut aussi se transmettre lors d’une transfusion sanguine. Toutefois, cette transmission est très rare. Par précaution, Héma-Québec a ajouté un nouveau critère d'admissibilité pour les donneurs de sang. Depuis le 7 février 2016, une personne ayant séjourné  à une destination autre que la portion continentale des États-Unis ou en Europe, devra attendre 21 jours après son retour au Canada  pour faire un don de sang. Les seuls territoires américains ayant rapporté une transmission locale par moustique du virus Zika sont Samoa américaines, Porto Rico et les Îles-Vierges américaines. Cette mesure vise à prévenir les risques liés au virus Zika, mais également ce de virus similaires tel que le virus de la fièvre dengue et du Chikungunya. 

Surveillance du Zika au Québec

Au Québec, l’infection par le virus Zika n’est pas une maladie à déclaration obligatoire, mais elle fait actuellement l’objet d’une vigilance accrue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a sollicité la collaboration de tous les pays pour améliorer les connaissances scientifiques en lien avec ce virus.

Les personnes qui sont infectées par le virus Zika sont signalées par le laboratoire de santé publique du Québec aux autorités de santé publique régionales qui communiquent avec elles pour documenter les manifestations de la maladie et le lieu d’acquisition.

En date du 26 avril 2016,  16 personnes infectées au virus Zika ont été signalés au Québec. Elles ont toutes acquis leur infection lors d’un séjour à l’extérieur, c’est-à-dire dans les lieux où une transmission par les moustiques du virus Zika est connue.

Situation au Canada

Selon l’Agence de santé publique du Canada (ASPC), le risque pour les Canadiens est faible et limité à ceux qui voyagent ou vivent dans des régions endémiques et où le virus circule. Au Canada, des cas du virus Zika ont été confirmés. Les personnes atteintes ont acquis leur infection à l’extérieur du pays.

Informations aux voyageurs

Les voyageurs qui visitent ou prévoient visiter les régions touchées devraient prendre diverses mesures individuelles pour empêcher les piqûres de moustiques, par exemple :

  • utiliser un insectifuge;
  • porter des vêtements protecteurs (vêtements longs);
  • placer des moustiquaires aux portes et aux fenêtres.

Ces mesures protègent contre les piqûres de moustiques qui peuvent transmettre plusieurs maladies telles que le Zika, le Chikungunya, la malaria, la dengue, etc.

Pour obtenir de l’information sur les pays touchés par une transmission locale du virus Zika, consultez le site de l’ASPC.

Précautions particulières

Femmes enceintes

Le comité d’expert du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine recommande à  toute femme enceinte ou qui planifie une grossesse de reporter tout voyage prévu dans un pays où il y a transmission du virus Zika. Si le voyage ne peut être reporté, elle devrait en discuter avec le professionnel de la santé qui assure le suivi de sa grossesse. Elle doit aussi appliquer rigoureusement les mesures de protection personnelle pour se protéger des piqûres de moustiques. À son retour de voyage, une prise de sang pourrait être recommandée par son médecin. Selon le résultat, un suivi de grossesse particulier pourrait lui être offert.

Compte tenu des connaissances actuelles concernant la transmission sexuelle possible du virus Zika, le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine recommande à toute femme enceinte que toute relation sexuelle, avec un partenaire ayant voyagé dans une zone de transmission du virus Zika, soit protégée par un condom, et ce, pour toute la durée de la grossesse.

Femmes qui prévoient devenir enceinte et leurs partenaires

Pour la femme qui planifie une grossesse, le comité d’expert du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine recommande de reporter tout voyage prévu dans un pays où il y a transmission du virus Zika.

Pour la femme qui n’est pas enceinte et qui voyage dans une zone de transmission du virus Zika, une contraception efficace est suggérée durant le voyage. Il semble aussi prudent de poursuivre la contraception jusqu’à 2 mois après son retour.

Pour la femme désirant devenir enceinte et dont le partenaire a voyagé dans une zone de transmission du virus Zika, il est recommandé d’attendre 6 mois après le retour du partenaire avant d’avoir des relations sexuelles non protégées. Chez l’homme, la présence du virus Zika dans le sperme a été identifiée plusieurs semaines après l'infection.

Ces recommandations pourraient être révisées en fonction de l’évolution de la situation et des connaissances.

Liens utiles

Dernière mise à jour : 27 avril 2016, 14:43

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